L'aspirine, des propriétés connues depuis l'antiquité

La découverte de l'aspirine nous vient tout d'abord de l'antiquité. En effet, les hommes, depuis des temps reculés utilisaient des plantes contenant des substances présentes dans l'aspirine actuelle. Ces plantes sont le saule, en particulier le saule blanc (Salix Alba) ainsi que les espèces du genre Spiraea, dont est issue la Reine des Prés que tout le monde connait.

Dans l'Égypte antique, il y a presque 3500 ans, on prescrivait le saule pour atténuer les douleurs. Les sumériens recommandaient également cette plante.  Le papyrus d'Ebers montre ces utilisations, il a été écrit probablement sous le règne d'Amenhotep 1er. Cet écrit est le plus long découvert en Égypte antique, en effet, il mesure 18,6 mètres de long sur 30 centimètres de large.

Portion du Papyrus d'Ebers

 

Bien plus tard, la Grèce antique accordait à l'art de la médecine une place importante. Asclépios (Ἀσκληπίος -Asklèpios- en grec ancien) était le dieu de la médecine. Des médecins firent leur apparition dès l'époque de la Grèce archaïque, période que l'on situe entre -800 et -500 av. JC. Hippocrate de Cos (Ἱπποκράτης -Hippokratès) fut le médecin le plus renommé au Vème siècle avant J.C., il est considéré comme le "père de la médecine". Il participe à un développement important de sa discipline de son époque, à l'apogée d'Athènes. Dans ses nombreux ouvrages, il évoque l'utilisation du saule (ἰτέα -itéa- en grec). Il recommandait des tisanes de feuilles ou d'écorces de saule pour réduire les douleurs, notamment celles de l'accouchement. Dioscoride (Διοσκορίδης -Dioscoridès-) et Claude Galien (Γαληνός -Galènos- ou Claudius Galenus), respectivement du premier et deuxième siècle, prescrivaient le saule pour son action antalgique.

Ailleurs dans le reste du monde, le saule ou d'autres plantes contenant de la salicine sont utilisées à des fins pharmaceutiques. En Chine, en Afrique du Sud et même en Amérique, les écorces, les feuilles ainsi que les chatons de saule sont identifiées comme pouvant apaiser les douleurs.

Au Moyen-Âge, le saule est utilisé pour soigner les vomissements et les verrues, mais pas pour les propriétés qui avaient été reconnues au cours de l'antiquité. En revanche, la plante appelée La Reine des prés était prescrite pour ses vertus antalgique et anti-inflammatoire. On peut retrouver cela dans un ouvrage de Pierre André Matthiole, datant du début du XVIIème siècle. Il est dit que le saule a des propriétés anaphrodisiaques et traite toutes sortes de verrues et de durcissement de la peau. L'auteur évoque aussi des propriétés astringentes.

 

Hippocrate

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